Les collages de SEB JARNOT

Seb Jarnot nous invite dans son atelier et nous fait partager la génèse de ses collages fait-mains.

Seb Jarnot collage sans titre

Untitled.

Qu’est-ce qui t’a amené à réaliser des collage à la main ?
J’ai toujours aimé la chose imprimée et en particulier les magazines. À l’age de 11 ou 12 ans, j’ai récupéré une collection de numéros des années 70 / début 80 du magazine PHOTO. Je me suis nourri de ces images souvent bizarres, choquantes, érotiques.. j’y ai découvert le travail d’artistes comme Elmut Newton, Larry Clark, Pierre Molinier, Kishin Shinoyama et tant d’autres connus ou non.
Avec le temps j’ai continué de chercher des vieux magazines dans des vide-greniers, je les entassais sans rien en faire si ce n’est les regarder de temps en temps.
Il y a 6 ou 7 ans, j’ai découvert le travail de Dash Snow et notamment ses collages, c’était peu de temps avant sa mort. Ça a été pour moi un véritable choc visuel, une révélation, je me suis lancé dans un premier collage et depuis je ne me suis pas arrêté.

TOROM

Torom.

Peux-tu nous décrire ton collage Cause and Effect ?
Cause and Effect, pour moi, c’est une espèce d’ambiance à la Aphex Twin, à la fois acide, tendre, enfantin et un peu inquiétant.
C’est juste mon ressenti. En règle général, je ne cherche pas à imposer une lecture, je laisse toujours la liberté d’interprétation..

Collage Seb Jarnot

Cause And Effect – 21 x 27,5 cm.

Quelle place tient la musique dans ton processus de création ?
Une place de premier plan. Beaucoup de choses m’intéressent et m’inspirent mais je pense que c’est la musique qui a le plus d’impact sur mon travail. Je n’en fais pas mais des notions tels que le rythme, la superposition, la profondeur, la répétition, le bruit, le silence, la dissonance sont au cœur de mon travail, si bien que j’ai parfois l’impression d’être musicien quelque part…
J’écoute vraiment beaucoup de choses, ce qui donne à mes collages des tonalités vraiment différentes.

collage Seb Jarnot

A Forest.

Pflanzenfreunde

Pflanzenfreunde.

Peux-tu nous décrire en quelques mots la manière dont tu travailles ?
J’ai un atelier chez moi, ce n’est pas un endroit confortable (ni chauffage ni air conditionné), je travaille très souvent debout et en musique. Ce sont pour moi des conditions propices à la création.
Je ne travaille qu’avec des images découpées dans des livres ou magazines d’époque, je n’utilise jamais de photocopie.
J’aime l’idée de bosser sans filet, si je trouve une photo qui m’intéresse et que je rate mon collage, cette photo est perdue.
Je n’ai pas une idée précise quand je commence un collage mais souvent 2 ou 3 morceaux d’image qui donnent un peu le ton. J’entrevois une ambiance ou un sentiment. Ensuite ce sont des réactions instinctives au fur et à mesure de l’avancée de la composition tout en étant toujours très attentif aux accidents, aux associations curieuses, aux changements de direction.
Je ne colle rien dans un premier temps, jusqu’à ce que je sente une évidence, ça peut être un processus assez long.
Quand je suis satisfait de la composition, j’en fais une photo puis recompose en collant, ce qui laisse encore la possibilité d’évolutions.
La dernière étape est un peu mystique, j’ai besoin d’accrocher le collage au mur dans mon atelier pendant une semaine ou deux.
Pendant cette période, mon regard tombe dessus régulièrement et j’ai l’impression que quelque chose se passe, que le collage se charge en quelque sorte, et c’est seulement après ça je le considère comme étant fini.

collage fait main

Mutating Room.

Sur quoi bosses-tu en ce moment ?
Sur un projet dont je ne peux pas parler pour l’instant..
Sinon, en parallèle, je m’attaque à des collages de + grands formats (à partir de posters).

INCANTATIONS

Incantations.

Plus d’images de Seb Jarnot.

Les belles de Maëlle

Nous sommes tombés sous le charme des petits personnages de Maëlle Rajoelisolo. L’illustratrice répond à nos questions et nous  emmène dans les coulisses de son univers coloré et délicat.

Maelle Rajoelisolo personnages

Peux-tu nous en dire plus concernant ton parcours dans le monde de l’illustration ?
J’ai commencé l’illustration de façon « officielle » fin 2011, avec une commande pour Monnier Frères. Avant ça, j’ai évidemment toujours dessiné. Je ne voulais pas me lancer dans l’illustration, jusqu’à un cours où il a fallu réaliser cinq illustrations jeunesse pour le festival de Bologne. Je me suis alors remise aux crayons et j’ai décidé de m’y consacrer à fond.

dessins Maelle Rajoelisolo

Comment as-tu commencé à dessiner des personnages ?
Ces personnages, je les cherche et les travaille depuis cinq ans environ. C’est, je trouve, une des choses les plus difficiles : trouver son personnage, avec son propre style, essayer d’être unique… On vit sur-entourés d’images, donc c’est encore plus dur de se démarquer ! Je ne sais pas si les miens sont finalement aboutis, mais c’est grâce à mon blog et à des amis proches de bon conseil que j’ai continué à persévérer. Ça ne vient pas du jour au lendemain, d’autant plus pour moi qui n’ai pas toujours été patiente…

illustration personnages fashion

Quelles ont été tes références visuelles concernant le style de tes perso ?
J’ai été très influencée par le travail de la mangaka Ai Yazawa (et pas mal de manga pour filles en général), les gravures de mode… Je voulais à la base me spécialiser dans la jeunesse, mais j’ai vite été rattrapée par mes centres d’intérêts principaux :)

Maelle Rajoelisolo perso

Peux-tu nous en dire un peu plus sur la manière dont tu travailles ?
Je commence tout d’abord par un crayonné léger en rose. C’est bien évidemment la phase la plus longue, la recherche peut parfois durer des heures voire des jours. Je laisse parfois certains dessins de côté pour les reprendre avec plus de recul quelque temps plus tard. Après vient ma partie préférée, certains me taquinent en l’appelant ma partie « coloriage ». Je scanne et cleane très souvent sous logiciel – je fais parfois beaucoup de tâches ou des bouts de couleurs qui traînent sur la page, pour des essais. Et voilà !

Maelle Rajoelisolo crayonné

Quels projets prépares-tu actuellement ?
En ce moment, en plus de compléter mon book et d’être à temps partiel dans une agence de pub, je travaille sur un projet de beau livre avec mon client principal, qui serait normalement à paraître courant 2015… C’est en projet depuis déjà quelques mois, mais ça n’est que depuis 2 ou 3 semaines qu’on peut plancher sérieusement dessus ! Je croise les doigts très forts pour que aboutisse pour de bon cette fois.

Maelle Rajoelisolo dessin

Plus d’images de Maëlle Rajoelisolo.

mode personnage illustration

Entretien avec l’illustrateur TINO

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Peux-tu commenter en deux ou trois lignes tes images réalisées pour le magazine L’accent de la compagnie Air France ?
La série d’illustrations réalisées pour Air France à la demande de l’agence Meanings s’apparente à des « data visualisations ». Il s’agit de représenter graphiquement des données chiffrées pour rendre compréhensible ce qui ne l’est pas forcément. Et de le faire avec style, et si possible, élégance, en cohérence avec l’univers Air France. Ce à quoi je m’essaie à chacune des parutions…

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Tes images transposent des idées (ou des briefs) complexes de manière très efficace. De la phase de recherche à l’image finale, peux-tu nous en dire plus sur ton processus de travail ?
Par ordre chonologique et en images :

  1. Je m’attache tout d’abord à trouver une idée, de préférence autour d’un élément central ou d’une métaphore visuelle. Je fais alors un dessin au crayon.
  2. Je présente ce crayonné au client et, s’il est validé, je dresse un inventaire des éléments devant figurer dans l’image.
  3. Ne reste plus alors qu’à combiner et mettre en forme les éléments afin d’élaborer l’image finale.
Crayonné

1 – Crayonné

Inventaire

2 – Inventaire

Mise en forme

3 – Mise en forme.

Sur quoi travailles-tu en ce moment ?
Sur de nombreux projets d’édition jeunesse, de design objet, de signalétique et d’identité visuelle, dont certains encore secrets ! Voici un inventaire non exhaustif en images:

Agence Broca & Wernicke

Une série de 30 illustrations à paraître pour le Groupe Chèque Déjeuner.
Agence Broca & Wernicke.

Novo/Nordisk. Agence New BBDO


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tino-novo-diabete-bbdo-2
9 planches illustrées, animées et interactives pour la prévention du diabète.
Client : Novo/Nordisk. Agence New BBDO.

tino-dokeo-connectes-nathan


illustration Nathan Jeunesse Des illustrations pour un Dokéo “Comprendre comment ça marche… la vie connectée”.
Sortie le 23 octobre 2014 chez Nathan Jeunesse.
Photo ©Lawrence Honoré

tino-signaletique-10


signalétique d'une Maison d'Accueil Spécialisée La signalétique d’une Maison d’Accueil Spécialisée réalisée en ateliers avec des scolaires pour la Fondation Sonnenhof.

décoration chambre Graffalgar Hôtel


tino-graffalgar-5 La décoration de la chambre dite « Tinotilus »
au Graffalgar Hôtel.

tino-mobilier-graphique-2


la Cabane de Jeanne
tino-mobilier-graphique-3 Une gamme de mobilier graphique et produits dérivés avec Valérie Neunlist de la Cabane de Jeanne.

Plus d’images de Tino.
Et bien plus encore à découvrir sur TinoLand

Mieux gérer vos finances avec Il Sole 24 Ore et BOMBOLAND

Le studio Bomboland nous parle de sa série d’images pour Risparmio e Famiglia, le supplément du quotidien Italien Il Sole 24 Ore.

bomboland piggy bank

Pourriez-vous introduire en quelques mots votre travail pour Il Sole 24 Ore ?
Cette série d’illustrations a été réalisée pour le cahier Risparmio e Famiglia (Économies et Famille) du journal Il Sole 24 Ore (Le Soleil, 24 heures). Comme son nom l’indique, ce quotidien Italien traite des questions d’argent et de famille. Les articles parlent de la meilleure manière de gérer son budget, présentent diverses façons de réaliser des économies, de faire des hypothèques ou ce genre de choses. Nous avons réalisé une série d’images qui a été publiée dans le journal.
La direction artistique a été assurée par Adriano Attus et Antonio Missieri.

bomboland illustration

Pourriez-vous nous décrire en quelques mots ces images que vous avez produites ?
L’image représentant une tirelire en forme de cochon illustre un article parlant de la méthode pour récupérer des crédits et protéger son épargne. Les images suivantes parlent de paiements en lignes et illustrent un article qui explique comment économiser de l’argent sur Internet. Enfin, les images avec le père Noël accompagnent un article sur la sécurité des achats en ligne durant les fêtes de fin d’année.

bomboland économies et famille

bomboland découpages

Comment avez-vous travaillé sur ces images ?
Comme toujours nous avons débuté par une esquisse crayonnée en noir et blanc. Après quelques échanges avec le client, nous avons commencé à travailler sur la version finale. Nous travaillons en deux temps : nous réalisons tout d’abord une version vectorielle de cette image, avant d’entrer dans la phase de découpage. Il nous arrive de travailler uniquement en digital et de créer tous les effets sur Photoshop, mais quoi qu’il en soit nous commençons chaque nouveau projet par une série d’esquisses sur papier.

bomboland Il Sole 24 Ore

bomboland Risparmio & Famiglia

bomboland  le Soleil, 24 heures

Animation de Bo Lundberg pour Erikslund

Bo Lundberg nous présente sa nouvelle vidéo d’animation réalisée pour le centre commercial suédois Erikslund.

Bo Lundberg illustration

Pourrais-tu nous parler de ton nouveau travail d’animation ?
Il s’agit d’une commande pour le centre commercial Erikslund. Le client souhaitait présenter et promouvoir différents évènements qui auront lieu au cours d’un week end qui attire dans son centre commercial des gens venant d’un peu partout en Suède. Sur ce projet nous étions particulièrement pressés par le temps. Aussi, nous nous sommes efforcés de partir sur des idées simples et de proposer des transitions que j’espère surprenantes. Nous avons donc décidé de jouer avec le logo de l’évènement et d’en faire une route sur laquelle s’engage une voiture qui navigue ensuite entre les différentes activités du week end.

Comment as-tu travaillé avec l’animateur Fredrik Olsson ?
Je n’avais encore jamais travaillé avec Fredrik mais la connexion s’est faite instantanément. Nous avons rapidement réussi à écrire un storyboard et à produire des premières animations approuvées par le client. À partir de là j’ai pu commencer à dessiner les scènes tandis que Fredrik s’occupait du déroulé. Nous travaillions chacun sur des idées de transition. J’ai trouvé plus efficace de rester simple sur les scènes afin de me concentrer sur la création de transitions intéressantes.

Erikslund

Le client avait-il des demandes particulières ?
L’important pour le client était de rendre les activités attrayantes. Il tenait tout d’abord à afficher le logo sur chaque scène mais nous avons su jouer avec cette demande en utilisant le logo comme élément narratif de l’animation. Autrement le client était très emballé par nos idées et extrêmement ouvert à nos propositions. Je dois dire que c’était un client agréable et que j’ai pris beaucoup de plaisir sur ce projet.

Bo Lundberg

Sur quoi travailles-tu en ce moment ?
En ce moment je travaille sur plusieurs illustrations pour un client britannique, sur la couverture d’un magazine de mode allemand et sur plusieurs projets personnels que je fais pour le fun.

Vidéo et illustrations réalisées avec l’agence Global Happy People.
Plus d’images de Bo Lundberg.

ALINE ZALKO : de A à Z

Aline Zalko est une dessinatrice née à Paris. Elle commence à travailler comme illustratrice pour le New York Times et le New York Times Book Review. Depuis ses dessins ont été publiés dans la presse (Le Figaro, Le Fooding, Télérama, Feuilleton, etc.), dans l’édition (Flammarion, Fayard) et en publicité (Havas).
Son travail se compose aussi de dessins plus personnels, exposés en 2014 à la Galerie Dérouillon, Paris, au Salon de Montrouge (2013), Drawing Now – le Salon du Dessin Contemporain, au Centre Culturel Suisse, et à la Galerie du Jour Agnès B. autour de la revue de dessins contemporains The Drawer.

A comme Architecture
J’ai commencé à dessiner la ville en arrivant à New-York quelques mois avant le 11 septembre. J’étais fascinée par sa reconstruction permanente de la ville sur elle-même, son avancement continu. Je me suis mise à dessiner les sites en construction entourés de buildings, les gros « trucks » américains, les Caterpillars…

Coney Island

Coney Island

Au cours de cette période j’étais fortement inspirée par les photographies de Walker Evans, le travail de Saul Steinberg, le pop art et aussi les dessins que Fernand Léger a fait de la ville.
Aujourd’hui je dessine la ville un peu comme je fais un portrait. J’accentue les couleurs et je brouille les perspectives. Au premier coup d’œil, tout paraît en place. Mais il suffit d’attarder son regard pour découvrir que tout est légèrement bancal, sur le fil du rasoir. C’est cet équilibre fragile qui m’intéresse.

Marseille

Marseille

D comme dessin.
Ce que j’aime dans le dessin, c’est son immédiateté et son absence de repentir. J’aime également la capacité qu’il offre à varier les traités pour passer de la transparence à la saturation. Il possède également un aspect enfantin que l’on peut détourner en faisant quelque chose d’inattendu, voire de dérangeant. Enfin, il y a toutes ces choses inexplicables dans l’attirance qui nous lie à un médium : l’objet, son poids, le bois du crayon de couleur, le toucher.
boules-de-neige

G comme littérature de Genre
L’avantage du mauvais goût sur le bon goût, c’est qu’il est souvent plus drôle. Et j’aime bien instiller de l’humour et de la bizarrerie dans mes dessins. C’est pourquoi je collectionne les couvertures des romans de gare des années 1960 à 1980. L’esthétique racoleuse, le choix des typos et des photos pourraient passer pour une faute de goût, mais tout cela m’inspire beaucoup, à la fois sur les couleurs, la symbolique et les situations, toujours très fortes. De la même façon, les films de David Cronenberg, John Carpenter et Dario Argento explorent des territoires qui me parlent et qui me plaisent.
DANDOSHAFT
Pour un travail de commande, disons que si l’on me demande un portrait de Frédéric Beigbeder par exemple, je vais éviter de m’aventurer vers une étrangeté trop franche. Celle-ci se manifestera par d’infimes touches et feront, je l’espère, que le dessin sera plus intéressant qu’une photo.
Beigbeder

M comme Maîtres
Enfant, mes parents m’emmenaient souvent au musée d’Orsay. Du coup, j’ai été très influencée par les impressionnistes, notamment Paul Gauguin. Puis, j’ai beaucoup admiré Pierre Bonnard, aussi bien pour ses thématiques que pour son emploi des couleurs et des perspectives.
Aujourd’hui, j’ai tendance à m’intéresser davantage à la peinture et au cinéma qu’au dessin. Pour en citer quelques-uns, je choisirais Gerhard Richter et David Hockney chez les contemporains, mais aussi certains primitifs rhénans ou flamands comme Hans Holbein, Lucas Cranach, Roger van der Weyden dont j’admire la belle étrangeté.

P comme Portraits
Longtemps, je n’ai pas dessiné de portraits. Je m’intéressais exclusivement aux tissus urbains, qu’il s’agisse des friches ou du cœur des villes. Jusqu’au jour où je suis tombée sur une série de photos de mode où posait Dakota Fanning. A l’époque, c’était une très jeune actrice. Une enfant. J’ai eu un coup de foudre pour ce visage blond et ses grands yeux cernés. A compter de ce jour, mon style a complètement évolué.
DakottaAujourd’hui, quand on me demande un portrait, j’essaie de rencontrer les gens si c’est possible. C’est toujours plus facile de dessiner un artiste, un écrivain, un acteur, une personnalité dont on connaît le parcours. Quant au traité, il va dépendre de la liberté que le directeur artistique m’accorde ou de celle que je m’autorise.
Le plus souvent, je privilégie les fonds blancs. Mais, j’aime aussi inventer tout un univers derrière les portraits comme je l’ai fait pour Xavier Dolan (magazine Trois Couleurs) ou Montaigne (Le Pèlerin). Je créé alors un paysage fictif composé de saynètes entremêlées. Cela permet d’associer un portrait à des éléments très narratifs et symboliques.
Dolan

montaigne

Entretien avec DAQ

L’illustrateur, typographe et directeur artistique David Acevedo Queralt (DAQ) revient pour nous sur sa philosophie et sa méthode de travail.

Cornetto DAQ

Travail typographique pour Cornetto avec l’agence Lola Madrid.

Considères-tu l’illustration, la typo et la direction artistique comme des savoir-faire séparés, ou comme des facettes différentes d’un même esprit créatif ?
Je considère qu’il s’agit de disciplines très distinctes qui partagent un processus créatif similaire. Je tente du moins d’appliquer une certaine philosophie de travail qui se définit par une touche artisanale et une attention portée aux détails. Je considère chaque pièce comme unique et différente.

Telefónica DAQ

Style Frame pour Telefónica.

Peux-tu justement nous parler de ce travail de processus créatif ?
Je commence chaque travail en recherchant des informations et me documentant. Généralement quelques idées commencent à émerger au cours de cette première phase. Je couche alors ces idées sur papier avec plusieurs croquis au crayon. En parallèle je dresse une liste de mots-clés qui m’aideront dans la conceptualisation du projet.
Une fois que j’ai une idée claire du concept je commence à dessiner au crayon. Puis, en fonction du projet, je travaille avec la technique choisie. Quoi qu’il en soit je termine presque toutes mes images sur ordinateur.

Notegraphy

typography Notegraphy

Typographie pour Notegraphy avec l’agence Herraizsoto & Co.

Quelle place tient l’animation dans ton travail ?
L’animation représente une part importante de mon travail. Dans les projets d’animation je m’implique généralement dans la direction artistique, la réalisation de style frames ou la conception de personnages. Cela dépend à la fois des besoins du projet et du travail des réalisateurs et des animateurs.

Tu parlais de « touche artisanale » mais la technologie semble également jouer un rôle important ?
La technologie tient en effet une part importante parce que les outils m’aident à obtenir le rendu souhaité et facilitent mon travail. Afin d’éviter toute aliénation j’envisage la technologie comme un moyen et non comme une fin.

Ikea DAQ

Conception de personnages pour Ikea.

Sur quoi travailles-tu en ce moment ?
Je termine une illustration pour un client et je travaille sur un projet personnel en collaboration avec un créateur Barcelonais (Victor Sarrià). Pour le moment je ne peux pas en dire grand-chose mais disons que c’est lié aux univers de la bande dessinée et des contes. C’est un défi et je suis très excité.

Illustration DAQ

Plus d’images de DAQ.