Anne-Margot Ramstein, l’entretien proustien

Anne-Margot Ramstein a rejoint l’équipe d’illustrateurs d’Agent 002 tout récemment. Afin d’en savoir plus, elle s’est prêtée au jeu du questionnaire de Proust. portraitMon occupation préférée ?
Quand je ne suis pas occupée par une commande ou un projet d’auteur, je remplis des pages de carnets de croquis. Je m’inspire de revues de design, ou de catalogues anciens d’objets domestiques. Je combine des formes géométriques colorées pour composer des décors plus ou moins abstraits.

Anne-Margot Ramstein

Ces recherches m’aident à développer mon univers graphique et se retrouvent par exemple dans l’horoscope réalisé récemment pour version Femina.
horoscope
Le pays où je désirerais vivre ?
Je tente encore de localiser ce point du globe, mais il sera fait de couleurs acides et puissantes. Un pays qui baigne dans une lumière vive et franche.

La couleur que je préfère ?
Impossible d’en choisir une seule. J’aime les gammes dynamiques composées de couleurs saturées souvent primaires.
Anne-Margot Ramstein
Mes auteurs favoris en prose ?
Gabriel Garcia Marquez, Italo Calvino et Alessandro Baricco. J’aime chez ces auteurs la version qu’ils offrent du réalisme magique. J’ai réalisé récemment l’importance de cette écriture sur mes images, dans lesquelles la géométrie est chargée de mysticisme et de fantastique. Pour la revue Belles Illustrations, j’ai réalisé une série qui s’inspire des billets de banque. Les lignes et courbes, pourtant rigoureuses, brouillent la lisibilité. Le traitement graphique devient le sujet et la ligne endosse le premier rôle.
Anne-Margot Ramstein
La fleur que j’aime?
Le lys pour l’agencement régulier des feuilles sur la tige et la texture velouté des larges pétales. Ce goût pour ces fleurs vient d’un projet de dessin en noir & blanc réalisé il y a quelques années. J’avais dissimulé dans la contre-forme des fleurs des footballeurs en pleine action. Cette contrainte étrange m’obligeait à tordre la forme des végétaux et trouver des agencements peu naturel afin que coïncident ces deux sujets peu familiers.
Anne-Margot Ramstein
Mon artiste favoris ?
Sol Lewitt dont j’adore l’engagement conceptuel mais également plastique. Ses recherches sur la trame et  la couleur m’ont fortement inspirées. C’est assez évident dans un travail comme les billets de banque.
Anne-Margot RamsteinMa devise ?
Rira bien qui rira le dernier.

Anne-Margot Ramstein

Wall Street Journal illustré par FEDERICA DEL PROPOSTO

Federica Del Proposto vient de publier une de ses illustrations dans le Wall Street Journal.

Federica Del Proposto dessin

Comme à son habitude, Federica Del Proposto a produit un nouveau dessin plein d’élégance et de justesse.

Pour illustrer un article sur l’art de la consommation du vin de qualité, le prestigieux Wall Street Journal a décidé de faire appel aux talents de la non moins prestigieuse Federica Del Proposto.
How to Tune into a Wine’s Prime Drinking Time est le nom de l’article en question. Le Wall Street Journal y traite de la manière la plus adéquate pour consommer une bouteille d’un grand vin. Pour mettre en image ce problème rencontré par nos amis oenologues, Federica Del Proposto a su faire preuve d’humour et de talent. Sur son illustration, on découvre un couple attablé en train d’attendre le moment opportun pour consommer (avec modération bien sûr) la bouteille qu’ils viennent d’ouvrir au milieu de la table. En arrière plan un compteur indique le temps qu’il leur reste à attendre, alors que la femme semble s’ennuyer tandis que son mari lit le journal. Une fois encore, Federica Del Proposto a dessiné une image pleine d’élégance et de justesse.

Wall Street Journal

Découvrez une photo de l’article du Wall Street Journal illustré par Federica.

Cette photo du Wall Street journal sur laquelle on découvre l’illustration de Federica a été prise par son amie Carlomaria Ciampoli.
Plus d’images de Federica Del Proposto.

Federica Del Proposto Wall Street Journal

Détail de l’illustration de Federica Del Proposto pour le Wall Street Journal.

Campo Viejo vu par JOHN JAY CABUAY

L’illustrateur John Jay Cabuay vient de réaliser une image pour la marque de vin Campo Viejo.

Campo Viejo John Jay Cabuay

Découvrez la nouvelle illustration de John Jay Cabuay pour la célèbre marque de vin de la Rioja Campo Viejo.

Campo Viejo est le nom d’un vignoble Espagnole produit dans la Rioja.
Cette marque de luxe aux multiples récompenses a demandé à John Jay Cabuay de réaliser une nouvelle image pour sa dernière campagne publicitaire. L’artiste a repris le code couleur chaleureux et festif de la marque et a mis en scène un groupe d’amis réunis autour d’un apéritif.

Campo Viejo Live Uncorked

"Live Uncorked" ("Vivez Débouchés") est le nom de la dernière campagne publicitaire de Campo Viejo.

Venez partager ce rayon de soleil et goûter au meilleur de la culture gastronomique espagnole avec cette nouvelle illustration de John Jay Cabuay.
Plus d’images de Aki.

vignobles rioja

Un petit tour dans les vignobles pour goûter à l’authenticité de l’art de vivre à l’Espagnole.

Nouvelles illustrations de CACHETEJACK pour la revue DADA

Découvrez la nouvelle série d’illustrations de Cachetejack pour la revue française DADA.

DADA publication

Pour ce numéro, DADA a encore une fois décidé de rendre l’art accessible à tous.

Dada est une publication d’art s’adressant aux jeunes et aux adultes curieux. 9 fois par an cette revue propose un véritable petit livre d’art avec un univers graphique décalé. Pour chaque numéro, DADA fait appel aux talents d’illustrateurs qui mettent en image le contenu du mag. Pour ce numéro, le duo Cachetejack a dessiné pas moins de 4 nouvelles images, parmi lesquelles on trouve même une planche de bande dessinée.

revue française DADA

Découvrez les nouvelles images dessinées par Cachetejack pour la revue française DADA.

Comme à son habitude, la revue d’art propose un accès simple et ludique au monde de l’art, dans lequel s’intègre parfaitement les illustrations colorées et sympathiques de Cachetejack.

Cachetejack illustration

Comme a son habitude, Cachetejack a produit une illustration colorée et pleine de vie.

N’attendez plus et découvrez dès à présent les images dessinées par Cachetejack pour DADA.
Plus d’images de Cahetejack .

bande dessinée Cachetejack

Pour ce numéro, Cachetejack a même dessiné une nouvelle planche de bande dessinée.

EDF prend de nouveaux engagements avec LAURE DORIN

L’illustratrice Laure Dorin vient de réaliser une nouvelle vidéo d’animation pour EDF.

Laure Dorin vient de réaliser une série de petites saynettes animées et présentées dans la vidéo ci-dessus.
Ces courtes animations servent à accompagner le JT du Manager particulier d’EDF. Pour la production, Laure a été assistée par les talents de l’agence de communication audiovisuelle Tulipes & Cie.

Laure Dorin EDF

Découvrez les images colorées et ludique de Laure Dorin pour EDF.

Dans cette vidéo, on découvre les nouveaux engagements pris par l’Electricité De France.

  1. Engagement numéro 4:
    Vous proposer la simplicité d’Internet et l’écoute de nos conseillers.
  2. Engagement numéro 5:
    Vous contacter quand c’est utile pour vous.
  3. Engagement numéro 6:
    Vous aider à trouver des solutions concrètes pour économiser l’énergie.
laure dorin electricité de france

Pour chacun des engagements, Laure a réalisé une petite saynette animée.

Ces nouveaux engagements d’EDF sont parfaitement simples à comprendre grâce au talent de Laure qui a su produire des images claires et efficaces.
Plus d’images de Laure Dorin.

Tulipes et Cie

Pour ce travail, Laure a été accompagné par la production de Tulipes et Cie.

engagements edf

Les cosmétiques Kiehl’s par BOMBOLAND

Le studio Bomboland vient de collaborer avec la marque de cosmétiques Kiehl’s.

studio Bomboland

Pour cette Campagne, le studio Bomboland a su combiner créativité et respect de l’image du client.

Pour cette création, Bomboland a créé de nouveaux artworks soignés et détaillés. Le studio est parvenu a combiner son sens moderne de la créativité avec l’esthétique plus classique de la marque américaine. Remarquez par exemple comment Bomboland a incorporé ses personages sympathiques et colorés à l’intérieur des réalisations. Le résultat de très bon goût est à découvrir dès aujourd’hui sur le blog d’Agent002.
Plus d’images de Bomboland.

Bomboland personnages

Regardez comment Bomboland a su intégrer les personnages qui font sa marque de fabrique dans cette création de bon goût.

Kiehl’s est une marque de cosmétiques Américaine spécialisée dans les produits de luxe. Fondée en 1851 à New York, la marque est une institution comptant plus de 250 points de vente à travers le monde. À la différence de ses concurrents, Kiehl’s se distingue par une communication originale et créative qui lui permet de toucher une clientèle largement masculine.

Kiehl's 1851

La marque Kiehl’s a débuté comme une simple pharmarcie New Yorkaise en 1851.

Kiehl's et Bomboland

Pour cette campagne, Kiehl’s et Bomboland font la promotion de crèmes de jour.

Prenez par exemple cette série commandée au studio Bomboland. L’idée derrière ces visuels était de promouvoir une crème de jour protégeant notre peau des aggressions propres à la vie urbaine. Loin de proposer une image attendue (la photo d’une personne avec une peau bien hydratée), Kiehl’s et Bomboland ont su créer de superbes visuels attractifs, originaux et efficaces.

studio Bomboland

Admirez le sens du détail dont fait preuve le studio Bomboland.

cosmétiques Kiehl's

Zoom sur la création du studio pour la marque de cosmétiques Kiehl’s.

Logo de la marque Kiehl's fondée en 1851.

Logo de la marque Kiehl’s fondée en 1851.

Maëlle Rajoelisolo

Maëlle Rajoelisolo commence son activité d’illustratrice freelance en 2011 avec un projet de poupées mode pour l’e-shop Monnier Frères, et sort diplômée de l’ECV Paris en 2013. Elle est actuellement DA et illustratrice. Ses inspirations sont principalement la mode, l’animation japonaise et ses origines malgaches. Ses illustrations au crayon sont fraîches et pétillantes, à son image.

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Agent 002 : Ton trait délicat et ton traité aux crayons de couleur rapprochent ton travail du dessin de mode, comment en es-tu venue à l’illustration?

Maëlle Rajoelisolo : Petite, je dessinais tout le temps, mais je n’étais pas du tout attirée par la mode. Aller faire les magasins avec ma mère était un calvaire, je l’ai d’ailleurs laissée choisir mes vêtements jusqu’à l’âge de 12-13 ans (ce qui m’a valu pas mal de moqueries vis-à-vis de mes camarades de l’époque – j’étais la ringarde de service). C’est quand je me suis finalement dirigée vers des études d’art que j’ai commencé à m’y intéresser. Je me suis mise à dessiner des silhouettes habillées comme aux défilés après avoir découvert le travail de Fifi Lapin. Je trouve que le dessin de mode se prend souvent très au sérieux, avec cette envie de coller le plus possible à la réalité, presque comme du décalqué… Du coup, son travail m’a parlé, j’ai préféré jouer la carte des poupées (et surtout, je n’aimais pas la maladresse que mon trait rendait à chaque fois que j’essayais de dessiner des visages "réalistes"). J’ai encore énormément de choses à développer ne serait-ce que sur ce sujet là, mais pour le moment, je m’amuse, comme une enfant.

Maelle_2Au collège, je dessinais beaucoup de filles aux grands yeux et aux longs cheveux, avec des crayons pour enfants. Je me rappelle m’être inscrite en anonyme sur un forum de dessin et demander, à 13 ans, s’il était possible de faire éditer une BD entièrement dessinée aux crayons de couleur. On m’avait ri au nez, j’ai arrêté les crayons. Et pourtant, aujourd’hui, les plus beaux ouvrages à mes yeux sont ceux utilisant cette technique. C’est après la découverte du travail de Florent Chavouet (Tokyo Sanpo), alors que j’étais en 2 ème année à l’ECV Paris, que je m’y suis remise sérieusement. J’ai investi mes petites économies dans mes premiers Faber Castell, et mon amoureux de l’époque m’a offert la boîte massive pour Noël. La folie. Depuis, je ne les quitte plus. Je changerai sans aucun doute de technique un jour ou l’autre, mais pour le moment, j’ai encore mille choses à travailler.

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Agent 002 : Quelles sont tes influences, vers qui se porte ton admiration?

Maëlle Rajoelisolo : Comme pour beaucoup, j’ai été une grande, grande fan d’animations japonaises et mangas, avec une préférence pour les "Magical girls" (et oui). Ça peut aussi paraître cliché, mais j’adore l’univers de Miyazaki. Ce sont les illustrations de Monsieur Z qui m’ont donné mes premières envies de dessin de mode, même si à l’époque, je n’aimais pas ça et je m’habillais comme un sac. J’étais au collège, je voyais son travail partout, et je voulais tous les produits dérivés qu’il avait illustrés. C’était, je crois, une des premières fois que j’appréciais autant le travail d’un illustrateur. Vers mes 17-19 ans, je voulais dessiner comme Arthur de Pins. Sa façon de réaliser ses illustrations, presque cartoon, de gérer les couleurs, bref, tout ! J’étais (et je le suis encore) fan. Il a énormément influencé mon travail.

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Agent 002 : On évoquait le dessin de mode un peu plus tôt, mais peux-tu nous parler de ton travail pour 365C et de ton projet de fin d’étude?

Maëlle Rajoelisolo : Voilà deux ans que je travaille pour 365c. J’ai rencontré la créatrice, Rozina, par hasard lors d’une soirée, et je l’ai entendue parler d’un projet avec une illustratrice. J’y suis allée au culot et je lui ai tendu ma carte de visite. 365c est un concept de "bar à coiffures" en quinze minutes. Et comme Rozina souhaitait avoir un catalogue un peu original, plutôt que des photos, elle a préféré des illustrations… Donc tous les six mois à peu près, je réalise une vingtaine de dessins de coiffure pour chaque collection. C’est un gros travail, mais j’adore.

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Quant à mon projet de fin d’études ; j’ai travaillé sur la notion de "double culture", étant donné que je suis française d’origine malgache. Depuis que je suis petite, je sentais un certain décalage  entre mes camarades et moi, que ça soit en France, ou à Madagascar, sur plein de petits détails. J’ai synthétisé plein de souvenirs dans un livre, avec, en dernière partie, un travail de dessin sur ma vie de "parisienne".

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Agent 002 : À choisir, quel serait le projet idéal pour toi?

Maëlle Rajoelisolo : Je ne sais pas, pour le moment, tout m’enthousiasme ! J’ai eu la chance de pouvoir participer à ma première exposition collective il y a peu, à la galerie Arludik, initiée par deux amies également illustratrices (Julie Olivier et Anne-Olivia Messana), avec beaucoup de gens dont j’admire le travail. C’est peut-être peu pour certains, mais pour moi, c’était fou. J’ai hâte de pouvoir renouveler l’expérience.
Sinon, j’aimerais, un jour, évidemment travailler sur un projet en rapport avec la mode.  J’ai eu, un moment, l’envie de développer des paperdolls combinées à un beau livre-objet, sur l’histoire du costume ou de la mode tout court. A voire si je prendrais le temps de creuser la piste…

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Agent 002 : As-tu un super pouvoir?

Maëlle Rajoelisolo : Je retiens les paroles de chansons comme personne. Je trouvais ça tout à fait banal, mais apparemment, ça en impressionne certains; on m’avait soupçonné de passer mes nuits à écouter de la musique en boucle pour tout retenir par cœur…

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