Rencontre avec JOHN JAY CABUAY

Installé à New York, le talentueux John Jay Cabuay revient pour nous sur sa formation artistique et son amour du dessin, mais aussi sur son goût pour la peinture à l’huile et pour les voyages.

john jay cabuay portrait

John Jay, peux-tu nous parler de ton parcours dans le monde de l’art, et nous dire comment tu es devenu un illustrateur ?
Aussi loin que remontent mes souvenirs, j’ai toujours aimé dessiné. Tout a débuté sous l’influence des mangas japonais et des bandes dessinées Marvel et DC que je collectionnais dans mon enfance. Dès la maternelle, nous essayions avec mes camarades de rejouer les scènes que nous avions vu à la TV la veille au soir. C’est à ce moment que j’ai découvert mon amour pour le dessin. Très jeune déjà je sentais au fond de moi que l’art jouerait un rôle important dans ma vie d’adulte. Je ne m’étais pas trompé.

paris illustration

Quelle place tient la mode dans ton travail actuel ?
Lorsque j’étais étudiant en art je me suis spécialisé dans l’illustration de mode, et je pense que cette formation se ressent aujourd’hui encore dans mon travail d’illustrateur. Les véritables illustrateurs de mode sont entraînés à travailler rapidement, afin de pouvoir dessiner les mannequins de manière juste et rapide. Nous apprenons à coordonner nos mains et nos yeux, et le dessin restera toujours au centre de mon travail d’illustrateur. Pour répondre plus précisément à ta question, j’intègre ces qualités acquises dans le dessin de mode à l’intérieur de mon travail d’illustrateur, qu’il s’agisse de réaliser un portrait, une oeuvre conceptuelle ou une image plus narrative. Ici aux États-Unis, on voit également naître un intérêt pour le dessin en direct durant des évènements . Par exemple sur la photo ci-dessous on peut me voir en République Dominicaine en train de dessiner lors d’un évènement chez Louis Vuitton. Peu à peu les choses prennent place et j’adore voyager pour dessiner en direct devant un public. C’est un peu comme une performance artistique.

dessin en public

Comment abordes-tu une nouvelle image ?
Il n’y a pas de méthode car c’est chaque fois différent. Parfois cela part d’une idée ou d’une inspiration, comme par exemple une personne que je viens de croiser, et d’autres fois c’est la musique que je suis en train d’écouter qui amène un état d’esprit ou une atmosphère particulière. Lorsque je crée une image pour mon portfolio, j’essaie de trouver une idée originale pour un dessin qui sera à la fois séduisant et malin. Lorsque je travaille sur une commande pour un client je débute toujours par une phase de recherche. Je m’efforce de réunir tous les éléments et je relis en boucle les instructions du directeur artistique, afin de bien m’en imprégner.

dessin anjelica huston

Y a t-il d’autres différences entre ton travail de commandes et tes images plus personnelles ?
Mon travail personnel est réalisé de manière assez traditionnelle. L’emploi des outils classiques est un échappatoire aux images commerciales. J’aime par exemple peindre des portraits à l’huile dès que j’en ai l’opportunité. C’est une activité calme et thérapeutique. Ceci dit je n’ai pas eu l’occasion d’en faire beaucoup ces derniers temps, car j’ai eu beaucoup de commandes d’illustrations. En ce qui concerne ces images de commande, elles sont dessinées à la main puis mises en couleur sur ordinateur. Les commandes s’enchaînent si vite que j’imagine mal débuter une peinture à l’huile et faire des retouches pendant la nuit.

illustration john jay cabuay

À défaut de pouvoir faire des peintures à l’huile, ton récent travail sur la couverture du New York Observer t’a t-il donné le goût de la typographie ?
Tout à fait ! Mon but est de devenir un illustrateur complet et de ne pas être enfermé dans un marché ou un style trop limité. Je vais donc faire davantage de lettrages dans le futur.

couverture new york observer

En ce qui concerne le futur proche, qu’attends-tu de 2015 ?
J’espère avoir beaucoup de commandes d’illustrations tout en continuant de voyager afin de dessiner durant des évènements.

dessin au bord de la mer

Plus d’images de John Jay Cabuay.

Campo Viejo vu par JOHN JAY CABUAY

L’illustrateur John Jay Cabuay vient de réaliser une image pour la marque de vin Campo Viejo.

Campo Viejo John Jay Cabuay

Découvrez la nouvelle illustration de John Jay Cabuay pour la célèbre marque de vin de la Rioja Campo Viejo.

Campo Viejo est le nom d’un vignoble Espagnole produit dans la Rioja.
Cette marque de luxe aux multiples récompenses a demandé à John Jay Cabuay de réaliser une nouvelle image pour sa dernière campagne publicitaire. L’artiste a repris le code couleur chaleureux et festif de la marque et a mis en scène un groupe d’amis réunis autour d’un apéritif.

Campo Viejo Live Uncorked

« Live Uncorked » (« Vivez Débouchés ») est le nom de la dernière campagne publicitaire de Campo Viejo.

Venez partager ce rayon de soleil et goûter au meilleur de la culture gastronomique espagnole avec cette nouvelle illustration de John Jay Cabuay.
Plus d’images de Aki.

vignobles rioja

Un petit tour dans les vignobles pour goûter à l’authenticité de l’art de vivre à l’Espagnole.

Agent 002 dans 100 Illustrators

Taschen vient de publier un magnifique ouvrage en deux volumes réunis dans un coffret  et intitulé 100 Illustrators.

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Le meilleur de l’illustration, avec un petit dossier par artistes, une sélection de leurs travaux. L’équipe d’Agent 002 se retrouve en bonne place avec cinq illustrateurs présents.

jjcabuay

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Un grand merci donc à Nora Dohrmann, Daniel Siciliano Bretas et Julius Wiedeman. À noter que dans la foulée de cette belle parution, les éditions Taschen organisent une vente privée (du 23 au 25 janvier) de calendriers et agendas dans leur joli store de la rue de Buci dans le 6ème, d’avantage d’informations par .

L’interview de John Jay

Nous avons rencontré l’illustrateur John Jay à New-York en juillet 2008 à l’occasion d’ICON 5, la biennale des agents et des illustrateurs américains. Le courant est immédiatement passé entre l’Agent 002 venu trois jours en prospection pendant le « Road Show » et l’illustrateur new-yorkais, professeur de dessin à la très réputée Parson School de New-York. Son arrivée dans l’équipe d’Agent 002 s’est officialisée en 2009 à l’occasion d’un portrait de Barack Obama en couverture du magazine Monsieur.

Agent 002: Quel parcours scolaire as-tu suivi, et comment s’est prise ta décision de devenir illustrateur ?

John Jay: Je me suis spécialisé en illustration de mode à la Fashion Institure of Technology de New-York. J’ai décidé de devenir un illustrateur parce que j’aime dessiner depuis ma petite enfance. J’ai lu beaucoup de bandes dessinées, et j’ai été très inspiré par toutes ces bulles que je parcourais avec soin une à une.

John dans son atelier

Agent 002: Combien de temps, par jour, passes-tu dans ton atelier ?

John Jay: Cela varie, le plus souvent, si je passe trop de temps sur l’image que je suis en train de travailler, alors il est est préférable que je fasse une pause pour y revenir le lendemain avec un regard neuf. Mais cela dépend également de la deadline du projet.

Agent 002: Parmi les artistes ou les styles qui t’ont influencé, qui sont pour toi tes maîtres à penser, tes incontournables ?

John Jay: J’ai toujours pensé que mon style est une combinaison de beaucoup d’influences d’artistes que je continue d’admirer. J’aime le travail de Bob Peak, René Gruau, Ben Shahn, John Singer Sargeant, Richard Avedon, Anton Corbijn, et Alfred Hitchcock pour en citer quelques-uns. En peinture, la période impressionniste représente aussi beaucoup pour moi.

Agent 002: Lors d’une commande, y’a t-il des concessions obligées par rapport à tes envies profondes ?

John Jay: Je pense que devoir concilier les deux, le goût personnel et la demande, m’aide à rester compétitif et en éveil. S’il doit y avoir concession, ce sera avec moi-même.

© John Jay

Agent 002: Quels sont tes secrets de fabrication, et le processus pour faire une bonne image ?

John Jay: Je commence toujours par un brainstorming sur mon carnet de croquis. Puis je recherche des textures et alors je commence à dessiner. Les dessins me parlent et m’indiquent quoi faire et vers quoi aller. Une bonne musique en fond sonore est indispensable.
Au commencement, ce qui est important, c’est de bien faire attention aux détails, de bien comprendre le brief. L’étape clé, c’est toujours le moment où l’on doit montrer ses idées au client pour la première fois. Je pense que c’est le brise glace pour chaque commande.

Agent 002: Parmi tes expériences professionnelles, as-tu une campagne plus marquante que les autres ?

John Jay: Hummmm… J’aime penser que chaque commande est mémorable. Bonne ou mauvaise, cela m’apprend toujours quelque chose. En ce moment, j’adore réaliser des couvertures de livre. J’adore aller dans des librairies et voir dans les rayons les couvertures que j’ai illustrées. Entrer dans une librairie, c’est presque comme d’aller dans une galerie d’art.

Agent 002: En dehors de ton travail, as-tu un violon d’Ingres ?

John Jay: Quand je ne planche pas sur une commande, je travaille généralement pour mon book, à la création de nouvelles images personnelles. J’essaie de trouver mes prochaines inspirations. Je fais souvent des séances de dessins de nus traditionnels pour améliorer mon trait. Mon meilleur passe-temps, c’est le dessin!

© John  Jay

Agent 002: As-tu un projet non réalisé qui te tient à cœur ? A travers quelle forme : BD,expositions, animations, mode, création textile…

John Jay: Mon but en tant qu’illustrateur est de promouvoir l’ILLUSTRATION et de la voir reconnue en tant qu’ART, à part entière. J’ai récemment fait une bande dessinée en France et c’était la première fois. Cela m’a fait très plaisir. C’était un rêve qui est devenu réalité. J’espère qu’il y en aura d’autres bientôt. J’ai aussi toujours voulu faire des affiches de film:  une affiche pour un James Bond 007, par exemple. J’ai toujours aimé ces vieilles affiches de 007, des années 60 aux années 80. J’aimerais beaucoup revoir ce style.

Agent 002: Quels conseils donnerais-tu aux artistes qui cherchent à percer dans l’illustration?

John Jay: En une phrase, mon conseil est de rester toujours vrai dans son travail et de ne jamais abandonner son rêve, de rester en éveil, à l’écoute.

http://www.johnjayart.com/

Les illustrateurs par Antoine Doyen

La sortie du livre de Bellaciao s’est accompagnée d’une séance de dédicace à la galerie Arludik et d’une soirée le samedi 14 novembre 2009.

Seb Jarnot

A cette occasion, le photographe Antoine Doyen a tiré le portrait de l’équipe présente ce jour-là.

Pietari Posti

Une occasion rare de réunir des illustrateurs venus de toute la France et même de plusieurs autres pays.

Bruno Salamone

Côté français, on pouvait croiser Monsieur Z citoyen d’honneur de la french riviera, Tino et Guillaume Decaux arrivés tout droit de Strasbourg, Sébastien Messerschmidt de Lyon, Seb Jarnot le Nîmois et les Parisiens de l’étape Bruno Salamone et Stéphane Goddard.

Guillaume Decaux

Le New-Yorkais John Jay a fait le voyage spécialement de la grosse pomme, la Madrilène Carmen Huerta accompagnée par la branche catalane de l’équipe Gabriel Moreno et Pietari Posti, complétaient cette équipe de choc.

John Jay

Sébastien Messerschmidt

Monsieur Z

Tino

Carmen Garcia Huerta

Photo de groupe sur l’Ile Saint-Louis… avec les agents!

La nouvelle recrue: Gabriel Moreno

Merci à Antoine Doyen!

http://www.antoinedoyen.net/blog/

Bellaciao en librairie!

Les deux activités d’éditeur et d’agent de Michel Lagarde ont permis à Bellaciao de vivre une double vie! En premier lieu avec la distribution de 600 exemplaires signés par Fred Bernard, vendus en librairie au prix de 19 euros (Diffusion: Le Comptoir des Indépendants). Et d’autre part, Bellaciao permet à Agent 002 de remercier ses clients, illustrateurs et amis pour fêter ses 10 ans en beauté!

http://www.michel-lagarde.com/blog/2009/11/bellaciao-en-librairie/